Gabon – Il y a quelques jours à peine, le pays apprenait avec effroi la mort du jeune Pascal Cameron Ngueba Loko, retrouvé sans vie après plusieurs jours de disparition. Un drame de trop, qui rappelle l’urgence d’une mobilisation collective pour protéger les plus vulnérables.

Pour la population générale, ces enlèvements sont souvent associés à des fins occultes, mais aucune preuve ne permet d’affirmer qu’il s’agit de crimes rituels. Ces drames, qui frappent les familles et bouleversent l’opinion publique, ravivent la peur et l’incompréhension au sein des communautés.

Une menace silencieuse mais persistante

Au fil des années, plusieurs cas de disparitions d’enfants ont été signalés dans différentes localités du pays. Ces actes criminels exploitent la vulnérabilité des enfants et la fragilité sociale de certaines familles, laissant derrière eux des familles brisées, des communautés traumatisées et un climat de peur durable.

Des croyances détournées pour justifier l’injustifiable

Certains enlèvements sont parfois associés, dans l’imaginaire populaire, à des pratiques occultes ou à des rites prétendument traditionnels. Les autorités, les chefs coutumiers et les responsables religieux rappellent cependant : aucune tradition gabonaise ou croyance culturelle ne justifie l’enlèvement ou le sacrifice d’un enfant.

Ces actes relèvent exclusivement du crime organisé et doivent être traités avec la plus grande fermeté par la justice.

Des tentatives d’enlèvement qui inquiètent

Selon deux sources journalistiques ,le 12 novembre 2025, un élève en classe de 5ᵉ au lycée Eugène‑Marcel Amogho de Franceville a failli être enlevé alors qu’il attendait un taxi pour se rendre à l’école dans le quartier Potos. Embarqué de force dans un véhicule noir par un inconnu prétendant agir à la demande de sa mère, il a rapidement compris que le trajet n’était pas normal. Sentant sa vie en danger, il a sauté du véhicule en marche au quartier Bapili, se blessant grièvement. Secouru par des riverains, il a été conduit au CHU Amissa‑Bongo. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours.
Quelques jours plus tôt, au quartier Franceville 2, une tentative d’enlèvement visant un nourrisson d’un an et demi avait semé l’effroi. Trois jeunes Gabonais, âgés de 19 à 23 ans, ont tenté d’arracher le bébé alors qu’elle se trouvait avec ses frères et sœurs près d’une église. Grâce à la vigilance d’un fidèle et à la mobilisation rapide des riverains, l’enfant a été sauvée. Les suspects ont été interpellés, inculpés et placés sous mandat de dépôt. Ils avaient tenté de minimiser les faits en parlant d’une « blague ».

Une réponse ferme de l’État

Face à l’émotion nationale, le Président de la République a déclaré :
« La perte d’un enfant est une blessure irréparable qui touche toute la République. À toutes les familles endeuillées, j’exprime la solidarité totale de l’État. La justice ira jusqu’au bout. L’État sera sans pitié face à ceux qui s’en prennent à nos enfants. »

Quatre présumés coupables ont été identifiés et placés en garde à vue dans l’affaire Cameron. Les enquêtes se poursuivent.

Renforcement de la riposte judiciaire

Le ministère de la Justice a lancé des missions nationales de sensibilisation et de protection de l’enfance, mobilisant magistrats, officiers de police judiciaire, travailleurs sociaux et services spécialisés. L’objectif : renforcer la vigilance collective, sensibiliser les familles et rappeler les mécanismes de signalement.

Le rôle clé des communautés

Quartiers, villages, familles, écoles, églises et associations constituent la première ligne de défense. Observer, alerter et signaler rapidement tout comportement suspect peut sauver des vies. La solidarité communautaire permet également de soutenir les familles touchées et de rompre l’isolement.

Prévention par l’information et l’éducation

  • Sensibilisation des parents et tuteurs
  • Éducation des enfants aux règles de sécurité de base
  • Encadrement des déplacements des plus jeunes
  • Renforcement des réseaux locaux de vigilance

Protection légale des enfants au Gabon

La loi gabonaise prévoit que tout enfant a droit à la vie, à la sécurité, à la santé, à l’éducation et au développement harmonieux. Toute atteinte à l’intégrité physique ou psychologique d’un enfant, y compris l’enlèvement, est punie par la loi. Les familles et autorités publiques ont le devoir de signaler tout acte mettant en danger un enfant.

À retenir : tout acte mettant un enfant en danger est puni par la loi. Les citoyens ont un rôle actif dans la protection des mineurs.

Protéger les enfants, une responsabilité collective

Même si certaines croyances populaires associent les enlèvements à des fins occultes, il est essentiel de s’appuyer sur les faits, la loi et la justice. Protéger les enfants, c’est protéger l’avenir du Gabon. La lutte commence par l’information, la vigilance et la solidarité. Aucun enfant ne doit grandir dans la peur.

« Nos enfants sont notre avenir, offrons-leur des espaces sécurisés »

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