A chaque fois que Christian Angoué Batchiellilys rencontre des élèves, il leur pose souvent une question: « Pourquoi tu vas à l’école ? »
Et trop souvent, les réponses se font hésitantes, floues. Non pas par manque d’intelligence, mais parce que l’école, pour beaucoup, n’a plus de sens clairement défini. Une obligation plus qu’un chemin.
C’est là que l’histoire de MBAL Éducation commence…
Un homme, une mission — depuis vingt ans
Originaire de l’Ogooué-Ivindo et de la Nyanga, Christian Angoué Batchiellilys est auteur, formateur, conférencier. Mais avant tout, il est un homme animé par une conviction : être une solution plutôt qu’un témoin.
Inspiré par sa mère et guidé par sa foi, il intervient depuis plus de vingt ans auprès des élèves, des enseignants et des parents, au Gabon et dans la sous-région. En 2006, il fonde MBAL Éducation, reconnue officiellement comme ONG l’année suivante.
En fang, mbal signifie « nouvelle ».
Une parole qui ouvre une voie.
Ce qu’il voit sur le terrain — et qui oblige à agir

Sur le terrain, Christian observe un problème récurrent : il voit des élèves qui vont en classe sans comprendre pourquoi, des parents dépassés, et surtout des enfants qui ne savent pas lire.
Ici, nous parlons de lire pour comprendre, pas simplement déchiffrer.
Et quand on ne sait pas lire, tout devient plus difficile : apprendre, communiquer, imaginer, exister pleinement dans la société.
La SARLM : apprendre à lire en une à deux semaines
Pour briser cet obstacle, MBAL Éducation a mis au point la Stratégie d’Apprentissage Rapide de Lecture MBAL (SARLM).
Une méthode simple, concrète, structurée.

En 2025, à Moabi, plus de 150 élèves ont été accompagnés en moins de dix jours. Les progrès en lecture étaient visibles. Mais ce qui a surtout marqué, c’est cette confiance retrouvée : la fierté d’un enfant qui découvre qu’il peut.

Une éducation collective

Chez MBAL Éducation, l’enfant n’est jamais seul.
Un élève avance quand son enseignant a les bons outils. Quand ses parents comprennent leur rôle. Quand quelqu’un lui explique pourquoi apprendre a du sens.
C’est cette chaîne éducative que l’ONG s’emploie à retisser, maillon par maillon.
Aller là où les autres ne vont pas
Avec sa « Semaine de l’éducation », MBAL Éducation se rend directement dans les localités rurales.
Lecture, formation, sensibilisation : une approche simple, humaine et mobile.
Les résultats observés à Moabi ont prouvé que la méthode fonctionne.
Mais le défi reste immense : beaucoup d’élèves, surtout hors des grandes villes, ne maîtrisent pas encore la lecture.
Il ya quelques jour , MBAL Éducation a posé ses valises à Zoolendé pour poursuivre cette mission essentielle.
Avancer malgré tout
Présente aujourd’hui au Cameroun, à Sao Tomé-et-Principe ou encore en RDC, l’ONG continue d’agir sans financement structuré.
Avec pour seules ressources : la volonté, la foi et la conviction que l’éducation est le point de départ de tout changement.
Pour Christian Angoué Batchiellilys, le message est sans détour.
Les élèves incarnent la relève, pas le problème. Les parents ont un rôle déterminant, souvent sous-estimé, dans la réussite de leurs enfants. Quant aux institutions, elles disposent déjà de solutions concrètes : il leur appartient désormais de les reconnaître et de les soutenir.
Lire. Comprendre. Avancer.Tout peut recommencer à partir de là.
